Proposition
Nicolas Floc’h est venu découvrir le territoire pour se familiariser avec la géographie locale mais aussi avec le contexte montagnard et la gestion du risque.
Ces repérages lui ont permis de se familiariser avec le contexte montagnard, ses dynamiques naturelles, mais également avec les enjeux liés à la gestion du risque, à l’évolution des paysages et aux relations complexes entre activités humaines et milieux vivants. Fidèle à une pratique qui croise art, science et enquête de terrain, Nicolas Floc’h développe une approche attentive aux écosystèmes et aux transformations invisibles du territoire.
Ces temps d’immersion constituent une étape essentielle de sa démarche artistique : observer, parcourir, rencontrer et comprendre les milieux avant toute production d’images ou de formes.
Accompagné d’habitants, de gardes de la Réserve naturelle, d’agents du Parc naturel régional du Queyras, de l’ONF et de différents spécialistes du milieu alpin, l’artiste a engagé un travail d’arpentage nourri par une pluralité de regards et de savoirs. Ces échanges lui ont permis d’aborder le territoire à travers des dimensions multiples : géologie, hydrologie, écologie, histoire locale, usages pastoraux, anthropologie des paysages ou encore mémoire des catastrophes naturelles.
Cette phase de repérage constitue ainsi un temps de collecte et d’attention, où la marche et la rencontre deviennent des outils de recherche. Elle nourrit une compréhension sensible du territoire et ouvre un dialogue entre expérience du terrain, lecture scientifique et interprétation artistique.







